Interview de Nawal Benhamed, chargée de recrutement et de suivi au GEIQ BTP Hérault


Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Après un master en Ressources Humaines à l’Université Paul Valéry, j’ai intégré Randstad en 2016 à la suite de mon stage de fin d’étude. J’y ai exercé en tant que consultante RH sur le secteur du Gros Œuvre, puis comme consultante senior sur le Gros Œuvre et le Second Œuvre, durant six ans.
Ensuite, j’ai pris la direction de l’agence Start People à Béziers, en tant que responsable d’agence généraliste, couvrant la logistique, le BTP et le tertiaire. Après un an et demi, j’ai été mutée à Castelnau-le-Lez pour diriger une agence spécialisée Gros Œuvre et Second Œuvre.
Après la naissance de mon premier enfant, j’ai eu l’opportunité de rejoindre le GEIQ BTP Hérault. Depuis mars 2025, j’y occupe le poste de chargée de recrutement et de suivi.

 

Quel est votre rôle au sein du GEIQ BTP Hérault ?
Mon rôle est d’assurer à la fois le recrutement et le suivi des salariés en alternance mis à disposition chez nos entreprises adhérentes. Cela englobe toutes les étapes : sourcing, entretiens, vérification des critères d’éligibilité à l’insertion, présentation des profils aux entreprises, coordination avec les organismes de formation et suivi sur chantier.
Mais au-delà du recrutement, ma mission est l’accompagnement socio-professionnel : aider nos salariés à sécuriser leur parcours, les sensibiliser aux règles de sécurité, et les soutenir dans leur quotidien (logement, mobilité, démarches administratives, apprentissage du français, etc.).
L’objectif est clair : permettre à des personnes éloignées de l’emploi d’acquérir une qualification et de décrocher une insertion durable, par le biais d’un contrat long, à la fin de leur alternance.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ?
Ce qui me motive au quotidien, c’est le lien de confiance que je crée à la fois avec les salariés et avec les entreprises adhérentes. Voir un salarié valider son titre professionnel, puis signer un CDI après son parcours au GEIQ, c’est une vraie fierté.
Côté entreprises, la satisfaction est réciproque : elles accueillent des salariés formés à leurs besoins, qui s’intègrent bien, et elles ont envie de les garder sur le long terme. Finalement, tout le monde est gagnant, et c’est ce qui rend ce métier épanouissant pour moi. 

 

Depuis ces 6 derniers mois, avez-vous rencontré des parcours marquants ? 

Chaque parcours est singulier et mérite d’être souligné. Mais je pense particulièrement à un jeune réfugié qui m’a beaucoup touchée. Il a eu le courage de partager son histoire : son arrivée en France après la difficulté d’avoir traversé plusieurs pays, les petits boulots précaires en situation irrégulière, les abus et l’exploitation… Quand il est venu au GEIQ, il disait chercher “un travail légal et protégé”. Aujourd’hui, son parcours au sein du GEIQ lui offre cette stabilité qu’il recherchait. Ce type de témoignage donne encore plus de sens à mon travail ! 

 

Quelle est votre devise au quotidien ?  

“Malgré les hauts et les bas, il faut rester optimiste.”